Objekt 1150
La contrainte en psychiatrie
Description
La problématique de la « contrainte » représente le plus grand défi pour la psychiatrie. D'un côté, les patient·es ont droit à l'assistance, de l'autre côté, le droit à l'autodétermination. Parfois, ces deux droits fondamentaux ne sont pas conciliables.
La société aussi a des attentes contradictoires : elle exige que des personnes souffrant de troubles sévères soient traitées, au besoin contre leur volonté. En même temps, la psychiatrie est fréquemment soupçonnée d'avoir recours à la contrainte.
De nos jours, on ne se sert, certes, plus de chaînes ou de camisoles de force, mais les mesures coercitives existent toujours dans les cliniques suisses. De plus, la perception de la contrainte est très subjective. Afin d'éviter des abus, les soins sans consentement sont régis par la loi. Pour justifier un «placement à des fins d'assistance », il faut qu'il y ait un danger pour la personne concernée ou pour autrui. Actuellement, 10% des patient·es du canton Bâle-Ville sont placée·s à des fins d'assistance dans la clinique, 90% entrent de leur plein gré.