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Raum 223

Les vues de Bâle

Description

Les vues de Bâle représentent des bâtiments disparus (enceinte, portes de la ville) et les habitants dans l’espace vital de la ville de Bâle. Le deuxième élargissement des murs d’enceintes de Bâle au XIIIe siècle apparaît encore aujourd’hui dans la structure urbaine à travers les noms des rues faisant référence à des fossés : St. Albangraben, Steinenberg, Kohlenberg, Leonhardsgraben et Petersgraben.
La construction de la première gare en Suisse (ligne ferroviaire Bâle-Strasbourg) nécessitait un élargissement de l’enceinte au nord; la gare se trouvait à l’intérieur des fortifications. Quelques vestiges témoignent des fortifications détruites graduellement au cours du XIXe siècle.

Les portraits et les peintures d‘intérieurs
Les portraits datant de la première moitié du XIXe siècle montrent soit des familles bâloises soit des particuliers dans leur environnement privé ou dans la nature. La peinture d’intérieur – n’apparaissant pas avant le début du XIXe siècle comme genre – devint un moyen populaire de l’autoreprésentation de la bourgeoisie bâloise. Elle est la source iconographique la plus importante de l’art de l’habitat bourgeois avant l’invention de la photographie.
Sur les tableaux peints comme des prises instantanées, les Bâlois sont représentés seuls ou en famille dans leur contexte d’habitat : c’est par exemple l’artiste amateur Hieronymus Emil Bischoff qui habitait dans le quartier de St. Alban-Vorstadt, provenant d’une famille riche; ou l’entrepreneur de transports couronné de succès, Emanuel Oswald-Falkner, avec sa femme qui habitaient à St. Louis près de Bâle.
Les tableaux de taille plus petite, tels que celui de la famille de l’employé aux écritures Franz Matzinger-Egger ou celui de l’épicier Tripet dans Kleinbasel (le Petit Bâle), donnent un aperçu d’un monde plus modeste. Ces intérieurs témoignent également d’un décor textile perdu et permettent l’identification du mobilier.

Le monument de St. Jacques
Suite au triomphe des guerres d’indépendance napoléoniennes 1813–1815, la conscience nationale des pays européens se consolida. Cette attitude patriotique s’exprima par le retour au goût du style gotique et un culte florissant des monuments.
Le premier monument (1824), réalisé par Marquard Wocher (1760–1830) en forme de pilier, est le premier d’une série de monuments néo-gothiques à Bâle. Considéré comme monument national, il devait évoquer les confédérés morts dans la bataille de St. Jacques (le 26 août 1444). En dépit de la défaite dévastatrice contre l’armée française, la bataille devint un symbole de vertu, de fidélité, d’unité et de disposition au sacrifice des confédérés et fut progressivement idéalisée au cours du XIXe siècle.
Le deuxième monument (1872)
En 1859, le premier monument était délabré. Pour cette raison, on décida de mettre au concours le projet d’un nouveau monument. Durant une longue période (1859–1872) beaucoup de projets furent élaborés par différents artistes. Finalement celui du sculpteur classique Ferdinand Schlöth (1818–1891) fut choisi.

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